Ensuite, ils vont détailler les différentes composantes qui, ensemble, créé la magie de ce rituel et lui confère son caractère initiatique, opératif.

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Être UN avec ce que l’on fait.

Les différents moments, les pas, les gestes, les salutations, les rythmes et orientations. Le choix des matériaux, le son du gong, la complémentarité symbolique que constituent les quatre éléments : plume, tendon, bois et fer. L’ouverture des bras, le décochage, le rapport que l’archer entretient avec sa cible……

Cette énumération pourrait être encore longue, mais au-delà de la description : quelle est donc la quintessence de cet art ?

L’équilibre du corps et du Qi.

Cette justesse s’obtient par la pratique de l’observation et la culture du non-dit. A l’instar du Qi –Gong , qui est l’ approche gymnastique, cette recherche du Qi constitue une alchimie interne dont le Tao garde le secret mais que le tir à l’arc se propose d’incarner, telle une allégorie animée. Ainsi, l’espace devient non seulement sacré mais aussi "lieu de vérité". En ouvrant les bras, c’est l’archer qui s’ouvre lui-même. Lorsque la flèche se libère, c’est l’archer qui se libère. L’arc n’est plus extérieur à lui mais au contraire le prolongement de sa main…..

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Ces éléments constituent un rituel d’une grande force et qui n’a d’autre finalité que la transformation de l’être dans son intégralité "on meurt au vieil homme pour renaitre à un homme nouveau" nous dit Gérard Depreux. Souhaitez-vous comprendre comment cette arme vous protège:

des pièges de l’illusoire…. ?

Eléments de réponses de Taïkan Jyoji et Gérard Depreux dans ce web-documentaire réalisé par Emmanuel Chevilliat.