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Pour un dramaturge, ou un metteur en scène, rendre visible l’invisible, accéder à la pensée du non-savoir, relève d’un subtile alliage entre faire l’apologie du non-représentationnel tout en cherchant à le représenter…. "D’un côté nous avons l’image qui se donne à voir et de l’autre celle qui se dérobe au regard" nous dit Flore Garcin-Marrou.
La scène théâtrale incarne-t-elle selon vous ce creuset alchimique où cette transmutation peut s’opérer ?

Point d’articulation entre le XIXème siècle et le XXème siècle, l’auteur nous brosse  ainsi une trajectoire qui part de Maeterlinck, transite par William Butler Yeats et finit par Samuel Beckett (tous trois prix Nobel – un belge et deux irlandais) en soulignant l’importance pour ces trois dramaturges  de nous donner à voir "l’Image spirituelle". Image singulière, non pas mimétique et soumise à l’exigence naturaliste d’une représentation fidèle au réel mais bien une vision intérieure, mystique,  qui peut s’opposer à l’image visuelle….

Cette "scène théâtrale" constitue-t-elle sur un plan artistique ce  "sanctuaire" et cette Eglise Intérieure que Karl von Eckartshausen appelait de ces vœux dans son ouvrage " la Nuée sur le sanctuaire " (Die Wölke über dem Heiligtum) ?

Réponses Flore Garcin-Marrou dans cette communication de 24 minutes filmée à l’université du Mirail (Toulouse) lors du colloque "Mystique, littérature et arts de la représentation du XIXème siècle à nos jours" organisé par Lydie Parisse.