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* Ouvrage paru en 2015 au Bois d’Orion, et dont voici la présentation :
Un jour de novembre 1930 à Paris, le poète et philosophe René Daumal rencontre un "ancien derviche, ancien bénédictin, ancien professeur de jiu-jitsu, guérisseur…", un homme "formidable" : Alexandre de Salzmann. Peintre, inventeur d’une méthode révolutionnaire d’éclairage, Alexandre de Salzmann noue avec le jeune poète, qui a fondé le Grand Jeu avec Roger Gilbert-lecomte, une amitié profonde. Elève de Gurdjieff, Alexandre de Salzmann introduit Daumal à son enseignement. Alors qu’Alexandre, atteint de tuberculose, rejoint un sanatorium en Savoie, il échange avec Daumal un ensemble de lettres, lui réclame un dictionnaire persan-français ou russe, traduit les quatrains d’Omar Khayam. Quand il s’éteint en 1934, René Daumal et Vera, sa compagne, se tournent vers Jeanne de salzmann, pour poursuivre le travail amorcé.

Puis Daumal lui-même découvrira qu’il est touché par la tuberculose, dont il mourra en 1944.
Basarab Nicolescu, en collaboration avec Ana Maria Wangeman, Claude Auger, Patrick Décant et Jean Pian présente dans cet ouvrage des archives inédites, principalement conservées à la Bibliothèque Littéraire Jacques Doucet. Ont été rassemblés notamment ici les lettres d’Alexandre de Salzmann à René Daumal, de mars 1933 à avril 1934, des documents rares sur son travail sur le théâtre ou l’alphabet qu’il avait créé, mais aussi le carnet dans lequel René Daumal notait ses réflexions sur l’enseignement, les lettres échangées avec Jeanne de Salzmann relatives au "travail" pratiqué dans les groupes Gurdjieff… ainsi que des études approfondies.

Le poète et philosophe Michel Camus, fin connaisseur de l’œuvre de Daumal écrivait : "On ne peut enfermer Daumal dans l'Enseignement de Gurdjieff. On ne peut non plus l'amputer d'un travail de transformation de soi qui a façonné la seconde moitié de sa vie. [...] Il a tout traversé. Reste que le "feu du travail", comme disait Luc Dietrich à propos de l’Enseignement, lui a ouvert des portes, après le grand tournant de 1930, qu’il n’aurait sans doute pas découvertes tout seul." C’est à la contemplation de ce qui se trouve derrière ces portes que ce livre vous convie.

** expression de Michel Camus