De ce passé immémoriel, le lecteur-auditeur en acquiert peut-être l’intuition, le pressentiment ou l’intime conviction (selon son degrés d’ouverture aux « choses de l’esprit » pourrait-on dire en terme actuel, ou bien « au monde suprahumain » en terme plus initiatique) que le conte lui apprend quelque chose sur lui-même.
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L’homme a une soif de connaissance et d’interprétation insatiable. Ainsi, au gré des modes et des cultures coexistent-ils différents niveaux d’interprétations des contes, passant du plus utilitariste (moral & sociologique) à l’émotionnel (littéraire), au purement humain (trop humain : l’analyse psychanalytique) ou encore au plus global (l’analyse métaphysique).
C’est à cette dernière analyse que vont se livrer Jean Borella, Bruno Bérard, Catherine Conrad et Bruno Guillemin dans cet exposé, à l’occasion de la sortie du livre "Métaphysique des contes de fées" (Ed Harmattan, 2011).
Souhaitez-vous comprendre les articulations et la hiérarchie entre ces différents niveaux d’interprétation ?
Comment admettre que le conte « la jeune fille sans main » représente une dénonciation implicite de « l’hérésie cathare » et sa recherche extrême de pureté ?
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Les contes nous aident-ils à dénouer les liens qui unissent Métaphysique et Spiritualité ? Simone Weil, Bernanos, Descartes, Platon, Aristote et tant d’autres ont en effet participé à délier ce fil d’Ariane… qui s’appellerait peut-être cosmogonie ?
Réponses de nos quatre intervenants dans cette table ronde tournée chez Jean Borella à Nancy.  Nos remerciements vont aussi à Gabrielle Borella pour son accueil chaleureux.