En partant du magnifique retable d'Issenheim de Matthias Grünewald (bien connu de nos abonnés), représentant un triptyque illustrant la tridimensionnalité d'une seule réalité, Csilla Kemenczei souligne l'importance de la complémentarité entre les archétypes (les trois volets) et les complexes personnels (la base du retable, sa prédelle).
Ainsi dans son état primordial de Terre mère matricielle, la femme représente la toute puissance indifférenciée. Ceci est le premier regard de la femme vis-à-vis de son propre mystère, un regard qui l'oblige à traverser sa nuit intérieure et explorer ses fondements ultimes.
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De la découverte de cette puissance indifférenciée émerge alors une conscience qui est incarnée par la Déesse Mère. C'est l'instant où la conscience rencontre la nature et la déesse sort des viscères de la terre. Entité supérieure, la déesse mère est aussi une muse qui possède les clés des mondes visibles et invisibles. Elle est à la fois révélatrice et double, créatrice et destructrice.
En devenant femme et épouse, elle sera amenée à transformer cette dualité en dualisme. Elle devra alors garder la flamme vivace et enseigner l'Amour à l'homme dans l'union de leur couple…
Est-il possible pour toutes les femmes d'aujourd'hui de réaliser cette triple incarnation? Eléments de réponse de Csilla Kemenczei dans cet exposé de 51 minutes filmé lors des journées « Rencontre Féminin-Masculin, regards croisés : Marie-Louise von Franz - Pierre Solié » et organisée par l’association « Autour de Marie-Louise von Franz »