Cet anniversaire céleste est pour Eric Berrut l’occasion d’une mise au point importante concernant cette planète. Une mise en garde, même, d’ordre social, écologique et philosophique…

Pendant deux mille ans, les hommes ont vécu dans une civilisation de type "jupitero-saturnienne" : le groupe primait sur l’individu. Le roi, le père ou l’abbé faisaient l’objet d’un respect indéfectible. Le siècle dit "des Lumières", d’essence uranienne (Uranus fut découverte en 1781 soit sept années avant la révolution française) chamboula cet état de fait et fit table rase du passé : l’autorité du roi fut abolie, le clergé mis à sac.
Plus de deux siècles se sont écoulés. D’autres planètes ont entretemps, aussi, été découvertes.

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Si Eric Berrut ne remet pas en cause l’influence que ces planètes eurent, elles-aussi, sur nos sociétés, il déplore qu’aujourd’hui encore, Uranus tende à conserver une sorte de suprématie...Une suprématie injustifiée selon lui. Elle se traduit par une quête constante vers un progrès qui parait de plus en plus chimérique. Pire, cette obsession se réalise dans un humanisme anthropocentrique…. Et il nous rappelle l’assertion de Michel Serres, lourde de significations :

"La déclaration des droits de l’homme ne dit rien du monde…"

A travers la vie et le message de Dionysos, figure emblématique peu connue de Neptune, Eric Berrut nous invite à prendre conscience de la révolution neptunienne "tout en velours" qui est en cours. Non, Neptune ne se réduit pas à ce seul sentiment océanique, parfois mystique. Si la mer semble calme en surface, elle cache dans ses profondeurs une force puissante qu’il conviendrait de ne pas sous-estimer. Nous serions donc en présence d’une lame de fond, durable, qui n’a rien du "coup", génial et imprévu, de type uranien.
Souhaitez-vous découvrir ici les distinctions fondamentales qui séparent une influence uranienne d’une influence neptunienne ?
Si pour Uranus, faire la révolution consiste à faire table rase du passé, pour Neptune, en revanche, la réalité de la révolution consiste à revenir à son point de départ : retrouver ses fondamentaux. Des fondamentaux qui n’ont rien de passéistes ou de réactionnaires puisqu’il est question ici "du vivre ensemble (cf. la grappe de vin de Dionysos), d’habiter en osmose avec la Nature, et de toujours agir "de façon à ce que le monde du corps ne fasse qu’un avec le monde de l’esprit".
Le second point de discorde entre ces deux astres: pour un uranien, le paradis est à venir, tandis que pour le Neptunien, le paradis est définitivement perdu…
Souhaitez-vous donc découvrir, à travers ce premier anniversaire céleste, les réminiscences actuelles de "Neptune la romantique" ?
Eléments de réponse dans cet entretien passionnant réunissant Eric Berrut et Sophie Hérolt Petitpas.
A noter que cet exposé fait suite à la parution du Livre d’Eric Berrut: "Neptune et les poissons, Dionysos et Ariane", paru aux Editions Janus (2014).