"Les grands Narcisse sont le plus souvent dotés d’une mémoire surprenante !" nous-dit Luc Bigé, dans ce second volet consacré à l’analyse du mythe de Narcisse. Ici, il sera question de solitude et de mémoire. Narcisse, alors âgé de seize ans, va se perdre dans la forêt et quitter son groupe d’amis. La fin de cette réconfortante sociabilité, "qui tend à reproduire le cocon du ventre maternel", va permettre au Mythe de se mettre en mouvement. Une mécanique implacable, archétypale et suprahumaine, dont Luc Bigé tente d’expliquer ici les rouages; et qui ne tolère aucune parade ! Lâcher-prise….

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Le Soi ne peut entrer que par effraction!

Cette "désidentification à tous les systèmes" se relève être une expérience fondatrice : elle permet à Narcisse (donc à nous) de retourner vers sa source primordiale. Dans son art d’interpréter le mythe, Luc Bigé n’hésite pas à franchir une sorte de tabou français : quitter la rive de la "psychanalyse" pour fouler celle de l’esprit, de l’initiatique. Une frontière, un Jourdain en quelque sorte, vers lequel nombre de nos commentateurs actuels n’osent pas s’aventurer. Par méconnaissance ou bien par couardise !

L’esprit du temps (Zeitgeist) vise systématiquement à rabaisser les choses de l’esprit à son plus petit dénominateur commun.

A la suite de Luc Bigé, et à travers ce miroir de Narcisse, avez-vous envie de comprendre la symbolique féminine de l’Eau et son incroyable capacité de mémoire ?

Saisir la subtile nuance qui distingue le sentiment d’une émotion ?

Réponse ici de notre guide dans ce dédale de la psyché humaine !