Pour Eric Berrut, Hadès, dieu du monde souterrain, peut nous aider à penser le concept de l'ombre établi par C.G. Jung. Inspirant la crainte et incarnant nos peurs, il est également le "riche", l'invisible". Relié à la mort, il nous convie à mourir à l'ancien monde pour renaître au nouveau et répondre par là à la nécessité de l'être. Si chaque être est défiguré par la somme de ses identifications, ses couches de personnalité, l'ombre est ainsi tout à la fois sa part cachée, l'ennemi de son système de pensées et de sa manière d'être, le gage de sa vérité et de sa réconciliation psychique.

Qu'avons-nous fait de celle et de celui qui nous aurions pu être? Qui sommes-nous au préfond de nous-mêmes et dans notre totalité?
Réponse de l'auteur qui nous invite au recouvrement de notre face divine originelle.