Françoise Bonardel, entourée de Jacques Colette et Stéphane Arguillière, tente de répondre à cette question en s’interrogeant sur les origines de cette rupture et sur l’étendue de ce phénomène. Tous trois dressent un constat alarmant : il faut entrer en résistance et ne pas céder aux sirènes de la passivité ! En fustigeant un (pseudo) nomadisme mercantile de jet-setters et un cosmopolitisme auréolé de bon sentiments compatissants derrière lequel se cache une uniformisation caricaturale adossée à une apologie de la société de consommation à l’échelle mondiale, Françoise Bonardel s’inquiète de l’usurpation généralisé qui semble être le leitmotiv de notre société, et l’irresponsabilité de nos dirigeants. La modernité doit-elle créer des déracinés ? Cette errance à l’échelle planétaire fait-elle partie de la marche progressiste de l’histoire ?

Françoise Bonardel Jacques Colette Stéphane Arguillièreheritier transmission Françoise Bonardel

Loin de toute forme de passéisme idéalisant « le bon vieux temps », ou d’une vision duale (donc sotte) opposant Tradition et postmodernité, grande culture et petite culture, Françoise Bonardel nous exhorte à une réappropriation de notre passé sans aucune clause restrictive, en faisant fi de cette lancinante culpabilité qui voile notre discernement et nous empêche de prendre conscience de ce point de départ... sans lequel aucune route n’est possible.

heritiers thème de l’identité heritier transmission Françoise Bonardel

Une invitation à « la réalisation du Soi », placée sous le joug de l’universalisme.

Pour clore cette succincte présentation, nous ne résistons pas au plaisir de vous rappeler deux citations qui pourraient illustrer cette table ronde.

La première, sur le thème de l’identité : « Le fait de connaître ses racines, qu'il s'agisse d'un individu ou d'un groupe, ne veut pas dire que l'on recule, que l'on s'éloigne du présent, cela veut dire au contraire - pour rester dans la métaphore botanique - savoir quelles feuilles pousseront sur les branches. » Jacques Lacarrière.

Et la seconde, sur la transmission : « A quoi te sert ta connaissance si elle ne te porte pas à combattre? A rien. C’est précisément comme si quelqu’un connaissait un grand trésor, et qu’il n’allât pas le chercher ; et que sachant cependant bien où le prendre, il mourût de faim dans sa connaissance » Jakob Böhme.

Une table ronde d’une durée de 75 minutes animée par Virginie Durand.