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La révolution andersonienne

 
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Résumé

"Réunir ce qui est épars" est un célèbre adage alchimique qui façonna très certainement la pensée du pasteur Thomas Anderson lorsqu’il initia en 1723 ses fameuses constitutions, sept ans après la création de la Grande Loge de Londres, et cela dans une Europe déchirée entre catholicisme, protestantisme et anglicanisme. La franc-maçonnerie prônée par ces constitutions (et dont il ne faut pas sous-estimer l’influence de John Montagu et de Jean-Théophile Désaguliers) souhaite incarner l’universalité du "centre de l’union (…) d’hommes de bien (…) quelques soient les (…) croyances religieuses qui aident à les distinguer".

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"Réunir ce qui est épars" est un célèbre adage alchimique qui façonna très certainement la pensée du pasteur Thomas Anderson lorsqu’il initia en 1723 ses fameuses constitutions, sept ans après la création de la Grande Loge de Londres,et cela dans une Europe déchirée entre catholicisme, protestantisme et anglicanisme.

La franc-maçonnerie prônée par ces constitutions (et dont il ne faut pas sous-estimer l’influence de John Montagu et de Jean-Théophile Désaguliers) souhaite incarner l’universalité du "centre de l’union (…) d’hommes de bien (…) quelques soient les (…) croyances religieuses qui aident à les distinguer".

Le mot "Dieu" est ainsi remplacé par le "Grand Architecte de l’Univers (ce terme appartiendrait à Calvin)". D’une franc-maçonnerie catholique, on bascule alors vers une franc-maçonnerie protestante. D’un théisme affirmé et attaché à ses devoirs (old charges, Cooks, Regius) la Franc-maçonnerie prend le profil d’une société adogmatique, libérale, déiste et où le maçon devient "libre dans une loge libre".

Si cette vision de la franc-maçonnerie caractérise depuis trois siècles la grande majorité de ses membres et courant actuels, il a toujours subsisté en son sein un contre-courant qui lui est quasiment opposé. Ce dernier se qualifie de traditionnel et assume les dogmes de la chrétienté. A des degrés divers, on peut citer les noms de Jean-Baptiste Willermoz, initiateur du Régime Ecossais Rectifié, ou de Cagliostro, initiateur du Rituel de Haute Maçonnerie Egyptienne et où le mot "Egypte" est à interpréter comme un "retour aux sources du christianisme primitif et universel".
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Jean-Pierre Bonnerot se définit comme l’un de ces "contre-révolutionnaire andersonien". Nous avons donc souhaité qu’il nous présente ce qu’il qualifie lui-même de "franc-maçonnerie de tradition", dont les origines remonteraient au XIVème siècle et que trop peu d’historiens investiguent actuellement…

Partagez-vous la conviction qu’André Kervella évoquait dans une communication précédente "on a joué au Football bien avant la création de la Fédération Française de Football", et donc que les origines de la Franc-maçonnerie seraient bien plus lointaines que les années 1717, date de la création de la Grande Loge de Londres ?

Si l’on parle de filiation, donc de paternité, et de régularité: où le débat se place-t-il précisément?  Est-ce sur un axe horizontal, temporel, proche du pouvoir (clef d’Argent ?) ou bien est-ce sur un axe vertical, transcendant, de toute éternité, et où le mot Tradition retrouve ses lettres de noblesse (clef d’Or?).

Eléments de réponses de Jean-Pierre Bonnerot dans cette communication d'une durée de 36 minutes.