Serge Caillet structure son exposé en quatre parties symboliques selon une ascension de dévoilements progressifs. En premier lieu, il aborde « le vêtement » ou forme temporelle, ensuite « le corps » ou  véhicule temporel, puis « l'âme » ou le véhicule animique et enfin « l'esprit » ou la Chose.
Serge Caillet souligne tout d'abord l'indépendance de Martines vis-à-vis de la franc-maçonnerie française de son époque, franc-maçonnerie que Martines aurait aimé réformer ; et cette tentative de rectification, faute de s’être appliquée à la franc-maçonnerie, prendra forme en grades successifs au sein de l’Ordre des élus coëns.

Ce système est-il complet et cohérent ? Pouvons-nous le considérer comme un rite maçonnique? Quels sont ses grades? Quelle est la véritable fonction de ce vêtement extérieur?
En effet, soulever le voile maçonnique des coëns, nous fait approcher du corps de l'ordre coëns : quelles sont ses classes et les cérémonies qui le constituent? Quelle est la signification de ses rituels et l’importance de l’arithmosophie?
Ce corps avec ses formes sacramentelles théurgiques est un corps "animé". Le second voile se lève et Serge Caillet entre dans la troisième partie de son exposé : "l'âme de l'ordre coëns est un véhicule", nous dit-il. De quelle façon faut-il entendre le terme véhicule? Quels sont les dépôts qui sédimentent la tradition de  cet ordre?
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La quatrième et dernière partie est consacrée à l'esprit ou la Chose. Ultime voile: La Réintégration des Etres . Le grand œuvre de Martines de Pasqually ne se laisse pas réduire aux vêtements nécessaires à sa manifestation, ni à sa forme temporelle d'une école basée sur la prière et la vertu. L'ordre des élus coëns est avant tout une réalité spirituelle, où « la Gnose vient couronner la foi » nous dit Serge Caillet. 
Quelle est la finalité ultime de la recherche des élus coëns? Quel fut dans cette recherche le rôle de Martines de Pasqually et que voulut-il offrir au monde? 
Les différents voiles que le chemin des élus coëns invite à soulever est-il comparable à ce que Karl von Eckartshausen nomma « l’Eglise intérieure » dans son ouvrage la Nuée sur le Sanctuaire ?
Réponse de Serge Caillet dans cette conférence de 30mn prononcée lors du colloque du tricentenaire de Martines de Pasqually, organisé par l'Institut Eléazar et la revue Renaissance Traditionnelle, à Marseille, les 18 et 19 septembre 2010.